21 mai 2007

musique: Adios Nonino de Piazzola, transcrit pour le piano par Ruben Nazer 

La Paloma

Lundi matin 21 à La Paloma, enfin l'Uruguay. Deux jours de nave, sans histoire. Il faut dire que depuis Laguna, cette partie du parcours est coutumière de coup de vents et surtout de houle grosse jusqu'à 8 m que provoque la montée des fronts froids de l'Antarctique. Alors nous examinons à la loupe les bulletins météo avant de partir. Nous avons quitté Rio Grande notre dernier port brésilien avec regret, car il méritait plus de 2 jours d'escale. Par contre maintenant nous voila bloqués pour quelques jours ici. Rio Grande c'était le petit ponton du Musée Océanographique, un très bel endroit, ici c'est un autre environnement, ça sent le poisson (cageots de petits requins); un peu loin du village, à contempler les lions de mer (otaries) qui disputent le poisson aux oiseaux. Les oiseaux de l'Atlantique sud sont beaucoup plus gros, les goélands marins, grands chasseurs impitoyables, font deux fois notre gabian. Le petrel est plus gros qu'un pigeon, rien à voir avec le petrel tempête que nous avons souvent rencontré dans nos traversées, 20 gr maxi. D'autre part le froid s'accentue, l'hiver austral est bien là. Brumes et brouillards qui nous rappellent Ouessant. Comme dans le Rio Grande do Sul, la population de souche européenne récente nous ressemble. Il nous reste 66 milles à faire pour Piriapolis, point final de notre croisière. Pour préparer notre retour début juin, nous partons pour Piriapolis en bus, peut-être même à Montevideo. Ensuite nous attendrons une toute petite fenêtre, moins de 24 heures.

 

Pendant nos veilles de nuit nous retrouvons la Croix du Sud

mais parfois la Lune a rendez-vous avec Venus

et pour ne rien vous cacher elles se coucheront ensemble.

 

les mêmes avec effet de pantographe

 

un nouveau jour se lève

 

avec la montée du pavillon d'Uruguay parce que nous sommes dans ses eaux territoriales

prononcer: Ourougouaye à l'espagnole
ou avec l'accent du Rio de la Plata
Ourougouache

 

Brume à l'arrivée

 

place devant un grand quai en bois

 

 

 

 

 

 

Nous croiserons beaucoup d'autochtones avec le matériel nécessaire au traditionnel maté

calabaza dans la main, bombilla dans la bouche et thermos d'eau chaude sous le bras.

 

une parillada (parrichada) et un verre de buen vino tinto uruguayen devant un feu de bois

le soleil revenu

 

il fait bon sur cette pierre chaude

Accueil
Brésil -->Uruguay

<<<Retour       Suite>>>