Avril 2007

Le petit train de Curitiba

Lors de notre escale technique à Paranagua, le week-end du 21/22 avril, jour du premier tour des présidentielles en France, nous avons décidé de faire une virée à Curitiba, capitale de l'état du Parana. Cette petite ville à 900 m d'altitude, a une réputation de tranquillité, d'avancée technologique (Internet), des industries de pointes, de grandes universités.

En 2000, Renault y a implanté l'une de ses plus grandes usines de production hors Europe. Ne pas oublier que Carlos Ghosn, pdg du groupe depuis 2005 est brésilien. A ce propos, me revient que le concurrent français, Peugeot-Citroen, vient de promouvoir à ce poste Carlos Tavares, portugais, qui a fait toute sa carriere chez Renault, et qui voyant le poste lui échapper a pantouflé chez l'ennemi. Histoire de Lusitanophone.

Nous y avons passé une soirée délicieuse. Mais le but final était le retour par le petit train, touristique, mais encore exploité comme transport pour les pondéreux entre Paranagua et Curitiba. Nous avons eu la chance de faire ce retour avec une bande de joyeux lurons. C'est un de nos meilleurs souvenirs que nous avons essayé de vous faire partager

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Voici ce que nous écrivions le lendemain de notre virée. Aujourd'hui, les choses ont changé.

Curitiba, l’ex-ville modèle d’Amérique latine, peine à se réinventer. La huitième ville du Brésil, mondialement connue pour sa planification urbaine, ses innovations en matière d’écologie, son réseau de transport et sa qualité de vie, a perdu la capacité d’innover qui faisait sa force dans les années 1970-1980. Située à 400 kilomètres au sud de Sao Paulo dans l’Etat du Paraná, elle est rattrapée par les mêmes problèmes que les grandes métropoles brésiliennes : explosion démographique et expansion urbaine, souvent anarchique. Entre 1970 et 2013, sa population a presque triplé, passant de 650 000 à 1 850 000 habitants. Curitiba est congestionnée, polluée et déséquilibrée socialement, comme São Paulo (11 800 000 habitants), ou Rio de Janeiro (6 500 000 habitants), villes pourtant bien plus grandes. Systèmes de transport saturés.

Thomas Diego Badia (Le Monde Académie, à Curitiba) 27 mars 2014


 

Les passagers peuvent attendre entre 30 et 45 minutes

pour prendre leur bus qui arrive surchargé aux heures de pointe


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