musique :   Solo de Quena par Los Koyas

Le Nord-Ouest Andin

Les ruines de Quilmes


Depuis le XI°s vivait là le peuple QUILMES, de l'ethnie Diaguita (surnommée plus tard Calchaqui par les Espagnols, du nom d'un de leurs chefs). Ce peuple d'environ 5.000 âmes, avait résisté à l'invasion Inca, grâce à son système défensif, une hauteur qui constituait une citadelle, d'où il voyait venir de loin l'agresseur et où il se réfugiait à son approche.


Ils vénéraient  Pachamama (mère-nature), respect qu'ils partageaient avec beaucoup de peuples d'Amérique du sud. Ils pilaient le fruit de l'Algarrobo dans leurs mortiers, chassaient le guanaco, faisaient un peu de culture.


Malheureusement, après avoir résisté aux Espagnols pendant une centaine d'année, ils succombèrent à un siège en 1580, vraisemblablement à la suite de la trahison d'un des leurs, privés d'eau et de vivres.


Ensuite ils furent déportés vers Buenos Aires en 1667, où ceux qui n'étaient pas mort en route, vécurent dans un village qui prit leur nom, et devenu le nom de la principale marque de bière d'Argentine.


Ce que l'on appelle aujourd'hui les ruines de Quilmes, est en fait la reconstitution d'un village sur le site, en 1977-1983, par la province de Tucuman, dans le but de constituer un important attrait touristique de la région.


Mais les descendants du peuple Quilmes ne furent pas associés à ce projet, sinon à titre de main d'œuvre,  et ce fut pour eux la négation du lien culturel qui les reliait à leur passé.


Mais aujourd'hui ils ont conquis de nouveaux droits constitutionnels, et le 8 janvier 2008 ils ont pris possession du site pour l'administrer, et revendiquent maintenant la complète restitution de leur ville sacrée.


Il est vraisemblable que certains de ces cactus ont l'âge du village ancien





Diaporama



Du haut de leur citadelle, ils voyaient venir de loin leurs agresseurs...


La QUENA est l'instrument-phare des Andes et de l'Amérique du sud. C'est un instrument simple composé d'un tube droit de 37 à 40 cms, percé de trous et muni d'une encoche biseautée.



Quéniste soliste du groupe latino-américain LOS KOYAS, Domingo FONTANA est l'interprète de cette mélodie.
Tous les morceaux de musique indienne commencent par un mouvement lent et terminent sur un rythme vif, symbole peut-être de leur patience et leur assurance que l'espoir est à venir.