ÑemoMarando de Marcelo Zaldivar musicien gaucho



La Pampa del Norte


Les terres herbeuses et fertiles de la Province de Buenos Aires en font la plus vaste, la plus riche et la plus peuplée du pays. Toutes les petites villes de cette région sont bâties sur le même modèle. Elles ont fait la fortune du pays, céréales, bœufs, laine et cuir destinés aux marchés internationaux.

Nous avions décidé de commencer notre voyage vers l'ouest par San Antonio de  Areco, la capitale des Gauchos. Nous profitons du séjour de Raphaëlle pour aller y passer 24 heures.


En arrivant  de la gare routière, on est fasciné par le nombre de vélos qu'il y a dans cette petite ville. Déposés n'importe où sans aucun cadenas, ils témoignent de la tranquillité d'esprit de leurs propriétaires. Ils semblent même avoir supplanté tous les autres moyens de transport.



Un modèle "pépère" prédomine, large guidon relevé en cornes de bœuf, sans dérailleur, pour terrain invariablement plat.



Nous découvrons rapidement La  Esquina  de  Merti, qui va devenir notre refuge préféré, pour desayuno, almuerzo et un pôt impromptu. Décor de Taverne Gaucho, réclames de l 'ancien temps, images fanées en sépia, caisse enregistreuse en laiton, barrique de bière  en cuivre, collection  de  siphons  à  eau de seltz, cage à vins.

Le caissier dans sa cage avec l'affiche de vente de "volailles mortes et plumées" sans oublier les oeufs





Porte de l'Estancia la plus proche, comme il y en a des centaines  dans toute la Pampa, où exerçaient leurs talents  les Gauchos,  ces cow-boys  de l'Amérique du Sud, qui comme  leurs  homologues du nord subirent  la loi  du progrès et du développement industriel.

Au départ, comme les indiens l'avaient fait  avec les  guanacos et  les ñandus,  les Gauchos, eux-mêmes de sang mêlé,  se mirent à chasser les troupeaux en pleine expansion, mais ne purent résister aux grands propriétaires qui les mirent au travail dans leurs Estancias. DDéveloppement des ovins, clôtures, interdiction du vagabondage, tout était bon pour embrigader ces hommes libres  et  fiers.
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L'arrivée de nouveaux immigrants européens, plus cultivés, prenant le travail dans les "saladeros" (usines de salage) auquel le Gaucho illétré ne pouvait prétendre, créèrent de nombreux conflits entre "Gauchos natifs" et "Gringos italiens". C'était la fin de l'ère "Gaucho".

C'est au moment où les Gauchos perdaient leur liberté que les Argentins découvrirent les vertus de ce peuple de la Pampa, grâce à "Martin Fierro", poème narratif de José Hernandez, qui dépeignait la vie des Gauchos de façon romantique.

En cette période de grande transformation, les Argentins en recherche d'identité, adoptèrent les vertus ainsi chantées, courtoisie, indépendance, générosité, et le Gaucho de victime fut élevé au rang de mythe.





Quant à nous, ce village tranquille et authentique nous a captivé, avec ses artisans qui travaillent superbement le cuir et l'argent, couteaux, bolas (lasso à 3 boules), ceintures, tous les accessoires traditionnels des Gauchos, ses places et jardins, les plaques et monuments qui témoignent des  cultures qui ont façonné ce peuple de la Pampa. Indiens puis Européens, dont les Basques à qui les Gauchos ont emprunté leur fameux béret (boina vasca).
Passage trop court qui ne nous a pas permis de tout voir, notamment le Musée Gauchesco Ricardo Güiraldes, où sont exposés les bombachas (pantalons larges), les rastras ceintures de cuir cloutées d'argent, et le facón aiguisé (couteau à longue lame).
Nous reviendrons dans ce beau village préservé.

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ÑemoMarando de Marcelo Zaldivar musicien gaucho

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